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EN BREF
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La recherche sur l’eau et l’assainissement dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD) connaît une croissance remarquable, particulièrement dans la région arabe, où la productivité scientifique a augmenté de 243,5% en seulement huit ans. Cette dynamique reflète une priorité croissante accordée aux problèmes de sécurité hydrique, alimentée par des préoccupations environnementales et socio-politiques. Toutefois, malgré ce progrès, des lacunes importantes subsistent, notamment en matière de gouvernance de l’eau et d’égalité d’accès, soulignant ainsi la nécessité d’un équilibre entre solutions technologiques et infrastructures de gestion durable.

La recherche sur l’eau et l’assainissement a connu un essor remarquable dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD), en particulier l’ODD 6 qui vise à garantir l’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous. Avec une augmentation de 243,5% de la production scientifique en la matière dans la région Arabo-nord-africaine au cours des huit dernières années, ce dynamisme est principalement dirigé par des pays tels que l’Arabie Saoudite et l’Égypte. Cependant, cette avancée est entachée par des lacunes persistance en matière de gouvernance, d’équité sociale et de gestion des politiques. Le rapport, intitulé « Assessing progress on Sustainable Development Goal 6 in the Arab world through performance and visualization analysis », met en lumière la remarquable augmentation de la contribution de la région Arabo-nord-africaine dans la production de publications scientifiques dédiées à l’ODD 6. Les pays arabes ont vu leur part dans la publication mondiale passer de 4,6% en 2016 à 11,2% en 2024. Cette hausse significative reflète l’importance croissante accordée à la recherche sur l’eau face à des défis sociaux, politiques et environnementaux de plus en plus pressants. Dans ce cadre, les pays arabes ont enregistré un taux de 7,4% de productivité en matière de recherche liée à l’ODD 6, surpassant ainsi leur contribution générale à la recherche mondiale, qui est d’environ 2,2%. La crise de l’eau, exacerbée par la désertification et la déforestation, pousse les nations de la région à privilégier des avancées technologiques, notamment dans le domaine des brevets liés aux technologies environnementales. Les dix principaux pays arabes en matière de recherche sur l’eau sont l’Arabie Saoudite, l’Égypte, l’Irak, le Maroc, la Tunisie, les Émirats Arabes Unis, l’Algérie, la Jordanie, le Qatar et Oman. Ces pays, grâce à leurs institutions académiques, contribuent de manière significative à la recherche, avec des universités saoudiennes et égyptiennes en tête de liste, telles que l’Université King Saud et l’Université du Caire. Toutefois, malgré cette dynamique, des lacunes subsistent. Une grande partie des recherches se concentre sur les technologies de traitement de l’eau et les workflows techniques, tandis que des domaines cruciaux tels que la gouvernance de l’eau, l’équité socio-économique et les effets des changements climatiques sur les ressources hydriques ne reçoivent pas l’attention qu’ils méritent. Cela crée une déséquilibre dans l’approche adoptée par les chercheurs et empêche l’élaboration de solutions globales et durables. Le rapport souligne l’importance d’intensifier la recherche sur des aspects souvent négligés, notamment l’intégration des sciences sociales dans la gestion des ressources en eau. Promouvoir l’échange de connaissances et des initiatives éducatives est essentiel pour développer des cadres résilients en matière de gestion de l’eau. En outre, les innovations technologiques doivent être complétées par des politiques efficaces et des pratiques favorisant la conservation de l’eau et l’engagement communautaire. L’étude fait également référence à l’importance croissante des collaborations entre pays du Sud, en particulier avec les pays d’Asie du Sud et du Sud-Est. Des pays comme l’Inde, la Chine et le Pakistan se sont engagés dans des partenariats de recherche avec des nations arabes, mettant en avant la nécessité d’elaborer des projets collaboratifs pour aborder les défis liés à l’eau. Pour combler les lacunes persistantes, le rapport recommande d’installer un observatoire arabe chargé d’identifier et d’analyser les déficits de connaissances entravant l’atteinte des ODD. Cet observatoire pourrait favoriser la connexion entre la recherche et l’action, tout en mettant l’accent sur l’importance d’intégrer les enjeux socio-économiques dans la recherche sur l’eau. La recherche sur l’eau et l’assainissement dans le cadre des ODD s’envole, mais pour atteindre un impact maximal, il est impératif de concilier l’innovation technologique avec une gouvernance adéquate et une attention particulière aux questions sociales. Des solutions équilibrées peuvent catalyser des avancées décisives vers l’objectif d’un accès à l’eau et à l’assainissement pour tous.L’essor de la recherche sur l’eau et l’assainissement
Une performance supérieure dans un contexte de défis
Les principales contributions des pays arabes
Les lacunes de la recherche
La nécessité d’une approche intégrée
Partenariats internationaux
Un appel à l’action
Comparaison de la recherche sur l’eau et l’assainissement dans le cadre des ODD
| Axe de comparaison | Détails |
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| Productivité de la recherche | 243.5% d’augmentation en 8 ans en lien avec les ODD 6. |
| Part des publications mondiales | Passage de 4.6% en 2016 à 11.2% en 2024. |
| Technologies de traitement de l’eau | Focalisation sur la désalinisation et les nanomatériaux. |
| Défis à relever | Lacunes en matière de gouvernance et d’équité socio-économique. |
| Partenariats de recherche | Collaboration croissante avec l’Asie du Sud et du Sud-Est. |
| Institutions productives | Cinq universités saoudiennes parmi les principales contributeurs. |
| Revues scientifiques | Publications notables dans Water, Environmental Science et The Chemosphere. |
| Investissements nécessaires | Renforcement des technologies et gestion des ressources en eau. |
| Recherche sous-explorée | Manque d’études sur l’accès équitable à l’eau et l’assainissement. |
| Importance des approches intégrées | Combinaison de WASH et IWRM pour un développement durable. |