Eaux souterraines du Sahara : Libye, Algérie et Tunisie revendiquent une gestion équilibrée et partagée

EN BREF

  • Libye, Algérie et Tunisie se sont réunies à Tripoli le 29 avril.
  • Adoption de la Déclaration de Tripoli pour une gestion des eaux souterraines du Sahara.
  • Engagement pour une exploitation rationnelle et équitable de ces ressources en eau.
  • Création d’un mécanisme de concertation pour le partage de l’eau.
  • Le système aquifère du Sahara septentrional est l’une des plus grandes nappes d’eau souterraine au monde.
  • Estimations de plus de 40 000 milliards de mètres cubes d’eau fossile disponibles.
  • Protection contre la surexploitation et la pollution prévue par ce mécanisme.
  • La présidence tournante de cet organe consultatif est dirigée par l’Algérie.
  • Suivi des niveaux d’eau et des risques de pollution sera effectué ensemble.
  • Exploitation optimale nécessaire face à la demande croissante en eau et aux changements climatiques.

Lors d’une réunion significative à Tripoli le 29 avril, la Libye, l’Algérie et la Tunisie ont unanimement convenu de l’importance d’une exploitation rationnelle et équitable des eaux souterraines du Sahara. Cette initiative, connue sous le nom de Déclaration de Tripoli, vise à garantir une gestion durable de ces précieuses réserves d’eau douce, face aux enjeux croissants liés à la surexploitation et à la pollution.

Le 29 avril, lors d’une réunion cruciale à Tripoli, la Libye, l’Algérie et la Tunisie ont affirmé leur engagement envers une exploitation rationnelle et équitable des eaux souterraines présentes dans le nord du Sahara. À travers une déclaration conjointe, ces nations ont souligné l’importance d’une coordination renforcée pour garantir la durabilité de ces précieuses réserves d’eau douce. Ce partenariat vise à gérer et protéger un des systèmes aquifères les plus vastes au monde, tout en répondant à une demande croissante en ressources hydriques.

La Déclaration de Tripoli : un pas vers la coopération régionale

La rencontre des trois pays a abouti à la « Déclaration de Tripoli », qui énonce la nécessité de renforcer la coopération entre les états dans la gestion des ressources aquifères. En effet, le système aquifère du Sahara septentrional est un des plus grands au monde, et sa protection contre la surexploitation et la pollution est devenue une priorité. Au cours de cette réunion, les dirigeants ont convenu d’établir un « mécanisme de concertation » pour encadrer l’utilisation de ces ressources.

Les enjeux de la gestion des eaux souterraines

Les réserves d’eaux souterraines partagées par la Libye, l’Algérie et la Tunisie représentent plus de 40 000 milliards de mètres cubes d’eau fossile, dont une grande partie reste inexploitée. Ces ressources sont distribuées de manière inégale, avec 62 % situés en Algérie, 30 % en Libye et 8 % en Tunisie. Cette inégalité pose des défis en matière de gestion et de partage équitable de cette ressource précieuse, rendant impératif un système de quote-part bien défini et basé sur des critères de durabilité.

Le futur des ressources en eau

Les pays se sont entendus pour suivre les niveaux d’eau et surveiller les risques associés, tels que la pollution. Hussein al-Talou, responsable des ressources hydriques libyennes, a expliqué que la gestion des aquifères sera partagée entre les trois pays, permettant ainsi une approche collaborative et intégrée. Le ministre libyen, Hosni Awedane, a mis l’accent sur une exploitation optimale des réserves, surtout face à l’augmentation de la demande d’eau liée aux changements climatiques.

Les répercussions sur la sécurité alimentaire

La nécessité de ce mécanisme intervient alors que l’insécurité alimentaire se renforce dans la région du Proche-Orient et d’Afrique du Nord, principalement en raison des conditions climatiques défavorables et de la rareté de l’eau. Le ministre tunisien Ezzedine Ben Cheikh a souligné l’importance de cette initiative pour faire face aux défis écologiques qui menacent les ressources naturelles et l’agriculture dans la région.

Le rôle de l’Algérie dans cet accord

L’Algérie, qui exerce la présidence de cet organe consultatif pour une durée de trois ans, joue un rôle clé dans la mise en œuvre des initiatives visant une gestion équilibrée des eaux souterraines. Sa position stratégique lui permet de contribuer efficacement à la coordination entre les trois pays, permettant d’assurer un développement harmonieux et équilibré des ressources aquifères. Ce partenariat régional est une réponse nécessaire à l’urgence des enjeux environnementaux croissants.

La déclaration du 29 avril marque un tournant dans la gestion des ressources en eau au niveau régional. La Libye, l’Algérie et la Tunisie s’engagent à travailler ensemble pour assurer un avenir durable à leurs populations en garantissant une utilisation responsable et partagée des eaux souterraines. Pour plus de détails sur cet accord, vous pouvez consulter les articles disponibles sur Africa24 TV ou LinkedIn.

Gestion des eaux souterraines du Sahara

Pays Détails sur la gestion des eaux
Libye Possède 30 % des réserves d’eau, utilise la Grande rivière artificielle pour l’approvisionnement.
Algérie Détenant 62 % des réserves, prend la présidence tournante du mécanisme de concertation.
Tunisie 8 % des réserves, cherche à sécuriser l’accès à l’eau potable en période de rareté.
Réserves totales Estimation à plus de 40 000 milliards de mètres cubes d’eau fossile disponibles.
Mécanisme de concertation Mis en place pour gérer la partage et protéger contre la pollution.
Profondeur des forages Forages atteignant jusqu’à 1 000 mètres de profondeur pour exploiter les ressources.
Objectif principal Exploitation rationnelle et équitable pour faire face à la demande croissante en eau.